Ce mois-ci, Cookie a décidé de changer de siècle pour vous présenter le peintre portraitiste milanais du XVIe siècle, Guiseppe Arcimboldo.

À travers sa série de portraits anthropomorphes intitulée Les 4 saisons,
Arcimboldo, impose un style pictural bien à lui : juxtaposer fleurs, fruits et autres
éléments de la nature pour former un visage humain.
Les portraits présentés sont des allégories qui plaisent et suscitent un
engouement considérable auprès des courtisans de l'empereur Maximilien II
à Vienne. Mais au-delà de leur portée ironique, ils étaient porteurs de
messages politiques à la gloire du souverain.

Arcimboldo crée un lien symbolique entre le pouvoir temporel de l'empereur
et l'immuabilité des saisons qui réapparaissent chaque année.

L’hiver regarde le Printemps et l'Eté l'Automne

L’hiver regarde le Printemps et l'Eté l'Automne

L'Hiver apparaît sous la forme d’un vieillard. Les formes sont tortueuses
et les couleurs plutôt sombres. Seuls un citron et une orange apportent
une touche de couleur au portrait hivernal. Il semblerait qu’ils symbolisent
l’ardeur amoureuse de l’homme à chaque période de sa vie.

Le printemps, saison du renouveau est composé d’une multitude de fleurs
colorées. Ce portrait est la seule figure féminine de l'ensemble des 4 tableaux.
Il est le symbole de la procréation, du renouvellement de la nature mais aussi
de la dynastie impériale des Habsbourg.

L’été représente la saison des moissons et de la prospérité. L’emploi de la
couleur dorée domine la toile et symbolise l’âge d’or que connaît l’empire.
Tout pointe sur la richesse et l'immensité des territoires des Habsbourg.

L’automne : le temps des vendanges est représenté par un homme peint
sous les traits de bacchus. Avec l'automne, le cycle des saisons est terminé.

Rendez-vous le mois prochain avec un nouvel artiste.

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